Archives du mot-clé écosystème détails

Abysses – En savoir plus

Mythe et réalité du calamar géant

Architeutis, ou calamar géant. Mythe ou réalité ? Un mythe, au départ, probablement, qui hantait les récits de marins. C’était alors le temps du Kraken de la mythologie scandinave, un « crabe-­poisson » qui atteignait plusieurs kilomètres de long et auquel Jules Verne fit référence en 1870 dans « 20’000 lieues sous les mers ». En 1857 pourtant, à l’époque où de nombreuses expéditions sillonnent les mers, les restes de plusieurs spécimens sont découverts, confirmant la thèse de l’existence de ces poulpes géants. Et puis, les années passent. Malgré des restes gigantesques de calamars retrouvés dans les entrailles de certains cachalots, le plus grand invertébré du monde demeure encore un mystère jamais observé, ou du moins vivant. Jusqu’en 2005. Une équipe de scientifiques japonais qui croise au large des îles Bonin, en mer de Chine, réussit alors à photographier un spécimen en train d’attaquer une proie par 900 mètres de profondeur. D’après les analyses, il mesure huit mètres de long… Un peu plus tard, en 2007, c’est au large de l’Antarctique que des pêcheurs néo-­zélandais capturent un calamar dit «colossal». Poids : 450 kilos ! Enfin, depuis le 26 mars 2008, au Muséum d’histoire naturelle de Paris, un spécimen mesurant neuf mètres de long est exposé dans la galerie de l’évolution. Preuve est ainsi faite de la réalité de ces invertébrés qui ont hanté tant de récits et dont la littérature marine avait fait un mythe. Mais, malgré tout, le calamar géant, parce que difficile à approcher (il vivrait à des profondeurs comprises entre 1’000 et 2’000 mètres), n’a pas délivré tous ses secrets. La seule chose qu’ont pu observer les scientifiques japonais à l’origine du premier cliché d’un spécimen vivant, c’est que le calamar, au contraire de ce que la légende laissait présager, est un animal dont l’attaque est rapide, aidée en cela par des tentacules aussi réactives qu’agressives.

Dans les yeux du cœlacanthe, 400 millions d’années vous contemplent

On le pensait fossile et il est apparu au grand jour, en 1938 : un cœlacanthe, véritable fossile vivant vieux de 400 millions d’années, fut pêché dans l’océan indien. 60 kilos pour 150 centimètres de long, grosses écailles, mâchoire solide munie de dents… Le cœlacanthe refaisait surface alors qu’on le croyait disparu. Puis on s’aperçut qu’il existait encore bel et bien dans l’archipel des Comores dans une colonie regroupant quelques centaines d’individus. En 1998, une deuxième espèce de cœlacanthe fut découverte, cette fois-­ci en Indonésie. Le plus étonnant dans cette « résurrection » réside finalement dans le fait que, si la redécouverte de ce poisson fit sensation dans le Landerneau scientifique, les habitants des Comores, eux, restèrent de glace. Et pour cause : ils pêchaient le cœlacanthe depuis longtemps, le consommaient aussi et se servaient même de sa peau écailleuse comme d’un papier de verre… Deux espèces de coelacanthes sont désormais répertoriées, et quelque 200 spécimens ont été capturés depuis les années 50. Il s’agit d’un carnivore qui se nourrit principalement de poissons. Sa survie, quant à elle, est loin d’être assurée puisque le cœlacanthe, victime des pêcheurs qui le capturent involontairement, est classé sur la « liste rouge » de l’UICN en tant qu’espèce en danger extrême d’extinction. La population du cœlacanthe serait aujourd’hui comprise entre 300 et 600 individus. Ce fossile vivant est donc en train de devenir un comble à lui tout seul : disparaître en quelques décennies à cause de l’homme, après avoir traversé tranquillement de si nombreux millénaires…

 

La vidéo sur les profondeurs des océans est à découvrir ici.

À l’écoute des baleines – En savoir plus

Les carcasses de baleines, un oasis pour les petits peuples des grands fonds

Les baleines meurent par milliers chaque année. 10% des cadavres se décomposent en flottant à la surface de la mer alors que 90% coulent et se déposent au fond des océans. Ils constituent d’ailleurs un oasis pour les petits peuples des grands fonds. En eaux profondes, les animaux se font plus rares, et la carcasse peut alors devenir une source considérable de nutriments pour un écosystème complexe sur des périodes de plusieurs décennies. Les scientifiques supposent que certaines espèces d’animaux abyssaux se servent de ces carcasses pour étendre leur aire de répartitions et ainsi coloniser d’autres écosystèmes, tels que les cheminées hydrothermales. Étant donné que la mort des cétacés se produit à des endroits très aléatoires, les carcasses sont disséminées sur le fond marin, telles des oasis de nutriments sur l’immensité de la plaine abyssale, avec un espacement moyen estimé à 25 km.

Moins de 24h après la chute d’une baleine, les charognards mobiles qui errent dans les abysses en allant de carcasses en carcasses prélèvent 40 à 60 kg de chair par jour. Les plus grands d’entre eux sont des requins (somnosoïdés) ou des coryphaenoïdes. Mais ce sont les myxines qui consomment le plus de chair. Pour s’alimenter, ils pénètrent dans le corps de la charogne puis raclent le corps de l’intérieur. Les amphipodes profitent également de l’occasion pour se reconstituer des réserves, pour pouvoir jeûner presque deux ans.

Ce festin peut durer plusieurs mois, jusqu’à ce que la couche de chair devienne si fine que les charognards mobiles ne peuvent plus s’en nourrir. Au bout de cinq ans, il ne reste, en général, que les os de la baleine. La décomposition se poursuit alors à une échelle plus petite et microscopique. Elle est principalement réalisée par des espèces présentes nulle part ailleurs, la plupart inconnues de la science: des vers polychètes, par exemple.

Il faut encore savoir que la carcasse entraîne une concentration de vie, avec parfois une densité de plus de 45 000 individus au mètre carré, la plus forte densité des écosystèmes abyssaux. Quelques crustacés et poissons sont aussi présents sur le site. La carcasse leur fournit un abri et une source de nourriture non négligeable dans le désert des abysses.

Une cinquantaine d’années plus tard, la majorité des os de taille modeste a complètement disparu. Il ne reste que les plus grosses vertèbres et la tête, très riche en graisse. Le processus de décomposition se poursuit lentement, jusqu’à la dernière poussière de la carcasse, au bout d’environ 90 ans après la chute de la baleine.

Découvrez notre vidéo «À l’écoute des baleines».

L’acidification des océans – En savoir plus

La salinité, une question de dosage

La salinité, élément essentiel de l’eau de mer, se mesure : elle a un taux. Et quoi de mieux qu’un bateau de course équipé d’un Mini Lab pour effectuer des relevés aux quatre coins du globe, loin des routes commerciales, dans le vent glacé, dans des zones peu fréquentables ? Tout cela pour être bien certain de retrouver, en moyenne autour du globe, 35 grammes de sel par litre d’eau de mer. Un tour du monde pour mieux cerner, aussi, les vertus du sel de mer, juste histoire de devenir plus savant qu’hier. L’eau de mer renferme, à elle seule et en quantité infime, la quasi-totalité des éléments chimiques. Des éléments indispensables qui ne sont d’ailleurs décelables que concentrés dans des organismes marins. Du nickel, du plomb, ou encore le cobalt se retrouvent dans les moules, par exemple. Enfin la masse de sel, encore et toujours, quand on parle des masses d’eau océaniques en perpétuel mouvement, non seulement en raison des courants de surface, mais aussi en raison des paramètres de température et de…. salinité.

Cette eau de mer qui devient plus acide

Effet pervers de l’ère industrielle, l’augmentation du gaz carbonique rejeté dans l’air agit, non seulement sur le climat, mais aussi, et on commence à le mesurer, sur la chimie des océans. En clair, l’eau de mer devient plus acide (son PH diminue) à une vitesse et des proportions alarmantes. C’est ce qu’on appelle l’acidification des océans. Chaque jour, près de 79 millions de tonnes de CO2 sont libérées dans l’atmosphère, en raison de la combustion des énergies fossiles, de la déforestation et la production de ciment. Dans les mêmes 24 heures, participant activement à modérer le réchauffement global, l’océan en absorbe 25 millions de tonnes. Un phénomène qui n’est bien sûr pas sans conséquence pour le milieu marin. L’effet direct du CO2, qui est un polluant acide, consiste en une diminution des ions carbonates, une variété pourtant nécessaire à la fabrication de squelettes de nombreux organismes marins. Et les coquilles n’échappent bien sûr pas à la règle. Attention danger !

Mers et océans, une addition salée

Plongez-­vous dans la Mer Morte, située au Proche-­Orient, et goûtez à cette étrange sensation de flotter, comme porté par des brassières d’enfant. Pourquoi ? Parce que la Mer Morte est une des plus salées au monde, tout simplement. Sa densité est telle que tout corps qui y est immergé se retrouve instantanément tiré vers le haut. Un conseil : oubliez votre envie de battre le record du 100m nage libre, du moins si vous êtes en vacances du coté du Proche Orient. Alors bien sûr, Bernard Stamm n’y passera pas. En revanche, le Mini Lab pourra récupérer des échantillons d’eau qui permettront d’en étudier la salinité, soit la quantité de sel sec qui y est dissout. Parce que c’est bien de salinité dont il est question là. A titre d’exemple, quand les océans du globe témoignent d’une teneur moyenne en sel de 35 grammes par litre, la Mer Morte en avance quelque 300 ! D’où son extrême densité. Des Sables d’Olonne au Pot au Noir, en passant par le Cap de Bonne Espérance, c’est toute la salinité des différentes eaux du monde qui s’offrira au Mini Lab de Bernard Stamm.

Sachez, pour la petite histoire, que le volume des océans, estimé à plus de 1300 millions de km3, contiendrait environ 48 millions de milliards de tonnes de sel…

PH et acidification des océans partent à vau-­l’eau

Ce n’est plus une hypothèse, c’est un fait : l’utilisation des combustibles fossiles que sont le charbon ou autre pétrole a entraîné de vraies conséquences en terme de réchauffement climatique. Moins connu et pourtant tout aussi évident, cette utilisation irraisonnée entraîne dans son sillage une acidification des océans, elle-même due aux quelques 80 millions de tonnes de dioxyde de carbone (CO2) libérées dans l’atmosphère chaque jour par le biais de la combustion de carburants fossiles, de la déforestation… Principal bouclier, mais aussi première victime de cette utilisation intensive : l’océan. Sans lui, la quantité de CO2 dans l’atmosphère serait bien plus importante encore. Et les conséquences sur le climat sont plus dramatiques. Car ce CO2 qui se dissout dans l’eau de mer entraîne une diminution de son pH, d’ou le terme « acidification». Et c’est là que le bas blesse.

Non pas que les océans vont devenir plus acides, au sens où leur pH ne deviendra pas inférieur à 7, du moins cela ne se fera-­t-­il pas demain. Mais leur pH baisse et de manière alarmante. L’eau qui les constitue devient plus corrosive. Au point qu’elle pourrait finir par dissoudre le calcaire dont sont pourtant constitués coquilles et squelettes, organismes planctoniques et coraux profonds dont le rôle au sein de l’écosystème est essentiel. Ainsi, les ptéropodes, petits escargots planctoniques présents en très grand nombre dans les eaux polaires, pourraient-­ils disparaître, eux qui sont à la base de l’alimentation de nombreuses espèces (baleine, saumon).

A noter, enfin, que les zones polaires seront, forcément, les premières à être impactées par une évolution vers une trop grande corrosivité. Le CO2, à l’image de tout autre gaz, est plus soluble dans des eaux de température faible.

Découvrez notre vidéo «L’acidification des océans».

Un continent dédié à la recherche – En savoir plus

L’Antarctique, nouvel eldorado touristique…

Qui l’aurait cru ? Le continent aux conditions météorologiques les plus hostiles de la planète est en train de devenir une zone de tourisme de masse. N’exagérons rien, le temps n’est pas encore venu où les complexes hôteliers s’installeront sur cette étendue recouverte de glace dans sa presque totalité, mais enfin… Les chiffres sont éloquents et donnent le tournis, surtout quand on sait que l’Antarctique n’a été découvert qu’à la fin du 19ème siècle. En 13 ans, le nombre de bateaux de tourisme a ainsi augmenté de plus de 300% ! Quant au nombre de visiteurs ayant physiquement posé le pied sur cette terre glacée, il a accru de plus de 900% en neuf ans !

Alors qu’il y a une quarantaine d’années, les embarcations qui croisaient là transportaient péniblement 50 passagers, les années 2000 ont donné l’habitude de voir des navires de plus de 3 500 personnes s’aventurer dans les eaux du « grand blanc ». Autre chiffre, autre vertige : 13 600 touristes en 2001-­2002 ; 32 000 en 2005-­2006… Et des activités à terre qui se sont développées aussi rapidement que la neige fond au soleil : ski, escalade, campement… Et plus de 1 000 personnes survolant le continent par les airs. Les arrêts sur des sites naturels sont donc de plus en plus nombreux et 98% d’entre eux se concentrent sur la péninsule antarctique, à l’endroit même où la faune et la flore sont à la fois les plus riches mais aussi les plus fragiles.

Il semble assez aisé de deviner les risques liés à une telle fréquentation touristique sur cette terre autrefois isolée qui constitue, on le sait désormais, un indicateur précieux de l’état de santé de la planète : périodes de reproduction animales perturbées, dégradation de zones de végétation sensibles au piétinement, pollutions liées aux accidents de navigation…

Les poissons des mers polaires ne gèlent pas…

Mystère : pourquoi les poissons qui nagent dans les mers polaires ne gèlent pas ? C’est vrai, après tout, certains poissons au nom imprononçable, les notothénioïdes, se la coulent plutôt douce dans des eaux dont la température peut être inférieure à 0°C sous glace, alors que les eaux salées gèlent pourtant à -­1,86°C.

Ces poissons, aussi connus sous le nom de poissons à antigel, sécrètent des protéines permettant à leur organisme de résister aux températures glaciales. Ils sont ce que l’on appelle des téléostéens, des poissons osseux. Présents dans toutes les mers avec près de 25’000 espèces différentes, 295 d’entre elles se retrouveraient en Antarctique.

Ces poissons bénéficient en fait de caractéristiques adaptatifs tout à fait remarquables : perte de la vessie natatoire, cette poche d’air servant de flotteur ; rythme physiologique ralenti compensé par une plus grande consommation d’oxygène ; et surtout, acquisition de protéines qui jouent, dans leur sang, un rôle d’antigel qui leur permet de vivre jusqu’à -­2,2°C!

Des protéines qui pourraient bien avoir un rôle à jouer, un jour, au niveau de la médecine. Leur hyperactivité pourrait ainsi servir à la conservation d’organes ou à la cryochirurgie, cette technique consistant à détruire des cellules tumorales par congélation…

 

Le comble du poisson des glaces

Il a survécu au pire, ou presque : celui que l’on appelle le poisson des glaces, ou poisson antarctique, a su s’adapter aux eaux polaires de l’Antarctique il y a des millions d’années par le développement de protéines antigel. Durant cette période, il y a 35 millions d’années, la terre avait subi une phase de refroidissement global et une centaine d’espèces de poissons des glaces avaient su s’y confronter.

Aujourd’hui, avec quelque 20’000 espèces de poissons dans le monde, on estime à moins de 300 le nombre à vivre dans l’océan Austral. Parmi elles, donc, ce fameux poisson des glaces caractérisé par un sang blanc puisque ne contenant pas d’hémoglobine. Or, voilà ce poisson confronté à un problème de taille: son environnement se réchauffe, l’océan Austral comptant parmi les écosystèmes les plus fragiles face au changement climatique. De quelle manière ces poissons si particuliers, rescapés des froids d’antan, vont-­ils faire marche arrière afin de surmonter, cette fois-­ci, une hausse des températures ?

Une vraie question sans réponse qui pourrait bien accoucher de problèmes majeurs : ces poissons menacés sont à la base de toute la chaîne alimentaire de l’Antarctique. Pingouins, phoques, certaines baleines, s’en nourrissent allègrement… Mais s’ils venaient à disparaître ?

 

Coup de chaud sur la planète, problème de fond pour les océans

L’augmentation de la température de certaines régions océaniques est une des conséquences du réchauffement global du climat. Des analyses de prélèvements de glace indiquent d’ailleurs que ce siècle est le plus chaud depuis 600 ans. Si cette augmentation concerne les eaux de surface qui sont en perpétuel échange avec l’atmosphère, les eaux plus profondes, elles aussi, subissent les conséquences du réchauffement climatique sur une échelle de temps bien plus longue.

A un niveau plus global, c’est-­à-­dire si l’on considère l’intégralité de l’océan mondial (70% de la planète), les scientifiques s’attendent à une augmentation de 2°C de la température des eaux de surface d’ici la fin du siècle.

Localement, cette poussée de fièvre ne sera pas uniforme, tant en terme d’intensité que de vitesse de réchauffement. Des zones comme l’océan Arctique verraient leurs températures augmenter de manière bien plus importante que d’autres.

L’accroissement des températures de l’air et de l’eau de surface provoque de véritables modifications physiques et biologiques qui ne sont, bien entendu, pas sans effet sur les populations marines. Ainsi, par exemple, la migration des espèces vers les pôles, phénomène déjà observé dans l’Atlantique Nord, provoque des modifications dans l’écologie des espèces. Les marins-­pêcheurs en savent quelque chose et mesurent les conséquences directes du phénomène sur la pêche.

Cette température en hausse est également à conjuguer avec le niveau des mers qui s’est élevé de 10 à 25 centimètres. Un exemple, un seul : à plus long terme les récifs coralliens des Caraïbes risquent de disparaître ainsi que les espèces qu’ils abritent.

Les scientifiques estiment que cette accélération relativement rapide de la température l’eau de mer pourrait surprendre des espèces qui manqueraient de temps pour s’adapter.

Le navigateur Bernard Stamm ira -­avec modération- bien sûr flirter ­avec les glaciers du Grand Sud sur ce Vendée Globe. Équipé d’un mini laboratoire océanique, et en partenariat avec Océanopolis, il espère bien exciter la matière grise du monde de la recherche. Océanopolis Brest, océanographes et marins sont d’accord sur un point : le destin de la terre se lit au fond de la mer.

Découvrez notre vidéo «Un continent dédié à la recherche»

L’océan Austral, richesses sous les mers – En savoir plus

L’albatros, vaste oiseau des mers…

Rares sont les oiseaux à pouvoir se targuer d’une postérité littéraire. L’albatros est de ceux-­là, ayant fait l’objet d’un des poèmes les plus connus de la littérature française, écrit par un des poètes les plus célèbres. L’albatros a inspiré Charles Baudelaire: belle carte de visite. Et, sous la plume de Baudelaire, l’albatros devenait un « vaste oiseau des mers », un « roi de l’azur »…

Vaste oiseau des mers, donc… Et comment! L’albatros, c’est une mouette puissance 2, un géant des airs dont l’envergure peut excéder les trois mètres, qui peut dépasser un mètre de haut, peser 12 kilos.

Surtout, l’albatros est un oiseau foncièrement marin que l’on retrouve essentiellement au-­dessus des mers de l’hémisphère austral. La nature l’a doté d’une glande qui lui permet de dessaler l’eau de mer à foison, de la boire jusqu’à plus soif. Une capacité incroyable qui lui autorise des séjours sans fin au-­dessus des océans, sans jamais avoir besoin de regagner les côtes en quête d’eau douce.

Et ce sont d’ailleurs ces séjours continus qui lui ont valu la réputation de roi des mers. L’albatros est une force de la nature sachant tirer parti des courants aériens, volant ainsi sans battre des ailes ni se fatiguer.

Il n’y a guère qu’en période de reproduction que ce géant gagne la terre ferme. C’est que l’albatros, à l’image du manchot empereur, ne donne naissance qu’à un œuf unique, protégé tout à tour par le père et la mère. De cet œuf unique dépend la survie de cette espèce dont le plus grand et seul danger s’appelle l’homme…

 

Découvrez notre vidéo «L’océan Austral, richesses sous les mers».

Le phytoplancton – En savoir plus

Ce plancton qui fait respirer la planète

Certes, le plancton peut être constitué de « gros » animaux. Néanmoins, de manière très générale, il est un ensemble d’organismes tellement microscopiques qu’une seule goutte de mer peut en contenir des milliers… Et puis, surtout, sans ce plancton, c’est toute la face de la terre qui serait changée. Et la vie qui n’existerait peut-­‐être pas. Pourquoi ?

On trouve du plancton dans la quasi-­‐totalité des zones aquatiques terrestres. Et ces zones aquatiques couvrent plus de 70% de la surface de la terre… Selon certaines études scientifiques, 98% de la biomasse des océans serait même le résultat de la concentration du plancton ! Et ces mêmes études ont prouvé quelque chose de crucial : plus de la moitié de l’oxygène sur terre serait produit par le phytoplancton, ce plancton végétal. En somme, à lui seul, ce phytoplancton fait bien plus et bien mieux que n’importe quelle forêt que l’on croyait, auparavant, à l’origine de l’air que l’on respire. En même temps qu’il produit de l’oxygène, le plancton absorbe aussi la moitié du CO2 présent dans l’air. Comment un tel miracle est-­‐il possible ? Par le biais de la photosynthèse. Ainsi, le phytoplancton, à l’image de toute plante, effectue-­‐t-­‐il cette opération particulière qui libère de l’oxygène. L’océan est de ce fait à la base du renouvellement de l’oxygène et du recyclage du dioxyde de carbone… Appelez-­‐le « poumon de la planète ».

Le plancton, un poids, des courants

Quelle est la grande particularité du plancton ? Qu’il soit constitué de végétaux ou d’animaux aquatiques, il dérive au gré des courants. Ces créatures généralement microscopiques, si elles sont capables de mouvements limités, sont néanmoins incapables de se déplacer à contre-­‐ courant. C’est d’ailleurs, en partie, ce qui les différencie aussi du necton, ces animaux capables, eux, de lutter contre le courant par la grâce d’une nage puissante (calmars, mammifères marins…).

Si la très grande partie du plancton est invisible à l’œil nu, il n’en demeure pas moins que les milliers d’espèces qui le constituent forment la majeure partie de la biomasse des organismes. Pour dire les choses simplement le plancton pèse, à lui seul, la quasi-­‐totalité du poids de tous les habitants de la mer réunis ! Une sacrée performance quand on sait que ces organismes végétaux et animaux ont des tailles qui n’oscillent finalement qu’entre 2 microns et quelques centimètres (voire quelques dizaines de centimètres, pour certains…).

Le phytoplancton, l’or vert ?

Il y a le pétrole, l’or noir. Et si, demain, il y avait le phytoplancton, l’or vert ? Des pistes intéressantes menant aux agro-­‐carburants sont en effet d’actualité, au moment même où les prix du baril de pétrole, s’ils semblent stagner, n’en demeurent pas moins très hauts. Parmi ces agro-­‐ carburants dont le rendement est meilleur que celui du tournesol ou du colza, on retrouve le phytoplancton, et, en particulier, un certain type de phytoplancton. Là où la graine de tournesol serait constituée de 0,1% de matière grasse, ce phytoplancton bien spécifique en produirait 20% et délivrerait une huile fortement énergétique. Tout cela passerait par une phase de culture de l’algue microscopique à l’intérieur de circuits d’eau exposés à la lumière solaire et en contact avec un air chargé de CO2, qui optimise sa croissance. Ce n’est qu’une fois arrivé à maturation que le phytoplancton serait récolté puis pressé de manière à en extraire cette huile riche destinée à fabriquer un biodiésel. Utopie ? Peut-­‐être pas. Certains scientifiques ont estimé qu’une seule « petite » surface de 52 000 km2 (1/10ème de la surface totale de la France) permettrait de produire 95 millions de barils de carburant par jour… Soit une production égale à la production mondiale de pétrole actuelle.

La spiruline, l’algue magique

Peut-­‐être plus que n’importe quelle espèce appartenant au phytoplancton, la spiruline, algue microscopique en forme de ressort, apparaît comme un petit miracle de la nature et des ressources marines. Aujourd’hui cultivée et commercialisée dans le monde entier en tant que complément alimentaire, la spiruline était déjà consommée par les Aztèques au XIème siècle. Elle se développe dans les eaux chaudes, riches en nutriments et peu profondes des zones tropicales et semi-­‐tropicales, là où la luminosité est importante. Et elle possèderait des propriétés nutritionnelles étonnantes, d’abord parce qu’elle renferme une grande quantité de protéines, de minéraux, de vitamines… En ce sens, elle est considérée comme un véritable concentré d’énergie : fer, vitamine B12, bêta-­‐carotène… Autant de qualités qui la rendent intéressantes pour les sportifs, par exemple, puisqu’elle favorise l’oxygénation des muscles tout en veillant au bon fonctionnement du système immunitaire.La spiruline aurait par ailleurs démontré de vrais effets anti-­‐cholestérol. Ainsi, un apport de spiruline dans le régime de personnes souffrant d’un fort taux de cholestérol et de tensions élevées contribuerait-­‐il à faire chuter de manière significative les taux précédents. Le tout par le biais d’une simple cure de huit semaines et sans changement dans le régime alimentaire des personnes concernées. Vous avez dit “magique” ?

Plancton et réchauffement climatique

A la base de la chaîne alimentaire des océans, le phytoplancton serait, selon certaines études, victime du réchauffement de la planète. Dans certaines régions du globe, sa quantité aurait chuté de près de 30%. Problème… Les régions tropicales et subtropicales semblent les plus touchées par ce risque de disette. En cause, le réchauffement général des océans. En effet, qui dit modification de la température à la surface de l’eau dit aussi modification du mouvement des océans. Oui, parce que les courants marins, normalement, remontent, des profondeurs vers la surface, une eau riche en nutriments. Or, le réchauffement climatique a pour conséquence de créer des écarts importants entre la température en surface et le fond des océans. Soit des densités d’eau qui diffèrent assez pour rendre la circulation entre elles plus difficiles. Dans les faits, le phytoplancton vit ainsi entre la surface de l’eau et une profondeur d’environ 200 mètres, là où la lumière est suffisante pour assurer le mécanisme de photosynthèse. Et, si les courants marins sont moins efficaces, le plancton n’a donc plus les nutriments nécessaires pour se reproduire… Un vrai danger quand on sait que toute la chaîne alimentaire dépend de lui. Autre souci que cette réduction planctonique pourrait engendrer : le phytoplancton absorbe plus de 100 millions de tonnes de CO2 par jour. Moins de phytoplancton signifie alors plus de CO2 dans l’air. Plus de CO2 dans l’air signifie hausse des températures. Hausse des températures signifie moins de phytoplancton… Le serpent se mord la queue. Et l’homme pourrait bien s’en mordre les doigts.

Le phytoplancton sous l’effet de la lumière

Présent en quantité massive dans les couches superficielles de la mer, le plancton végétal, ou phytoplancton, qui représente la base de la chaîne alimentaire des océans, garantit et supporte la production des ressources marines. Bernard Stamm surfera sur trois océans à l’occasion du prochain Vendée Globe 2012 et le mini laboratoire océanographique qui l’accompagne est équipé d’un appareil de mesure de fluorescence. Un Mini Lab, allégé version course, capable d’enregistrer diverses informations sur les algues microscopiques qui composent le phytoplancton. L’appareil dont le fonctionnement est basé sur un système optique, analyse, de manière autonome, l’eau de mer qui le traverse. Océanopolis, partenaire de cette expédition originale, espère que cet instrument permettra d’obtenir des données essentielles sur la répartition du phytoplancton dans des secteurs peu explorés de l’océan par les marins. Il pourrait aussi braquer le projecteur sur des problématiques de surveillance écologique. Sachons que la fluorescence permet également d’estimer la capacité des océans à émettre de l’oxygène et à fixer le CO2. Ne perdons pas de vue, non plus, que la pêche ou la surpêche ciblant des espèces (baleines par exemple) peuvent modifier la composition planctonique.

 

Découvrez notre vidéo «Le phytoplancton».

Le Benguela, une richesse très prisée – En savoir plus

Les sardines, le fabuleux festin d’Afrique du Sud

Entre autres richesses, l’extrême sud de l’Afrique du Sud compte le cap de Bonne-­‐Espérance, lieu de rencontres tumultueuses entre les océans Atlantiques et Indien. Deux courants, deux températures opposées et le résultat est là : de violentes tempêtes, mais aussi un écosystème d’une très grande variété. Une prolifération d’espèces à laquelle participent les sardines qui, au début de l’hiver, empruntent la pointe sud de l’Afrique du Sud pour entamer leur remontée vers le nord. Leur migration est aussi importante qu’incroyable puisque, entre courant chaud et courant froid, de gigantesques bancs de sardines se déplacent au large du cap de Bonne-­‐Espérance, dessinant la silhouette d’un serpent noir dont la longueur peut atteindre 40 kilomètres ! Une aubaine extraordinaire pour les nombreux prédateurs qui séjournent dans ces eaux : baleines, dauphins, requins, otaries, personne ne manquerait le rendez-­vous de la migration des sardines et chacun veut sa part du gâteau.

Les mammifères marins se pressent au festin et se réunissent autour des bancs. Ce faisant, c’est un tableau extrêmement réglé qui se met en place. Encerclées, les sardines remontent vers la surface et deviennent alors des proies faciles pour les fous de Bassan dont les piqués, qui atteignent les 70 Km/h, leur permettent de plonger dans l’eau à quelque dix mètres de profondeur ! Pendant ce temps-­‐là, pendant que les dauphins jouent les maîtres de cérémonie et donnent l’impression de gérer cet étrange ballet carnassier, les requins attendent patiemment leur tour, avec la sagesse de ceux qui savent que leur heure viendra. Pour les sardines rescapées, la remontée vers le nord se poursuit alors et, en été et au mois de novembre, elles donnent naissance à leurs petits. Plus tard, au mois de mai, les bancs entameront le chemin du retour et mettront cap au sud. Les petits auront grandi. Ils deviendront alors, à leur tour, prédateurs et proies.

Impressionnant Fou du Cap

Au moment de fondre sur sa proie, le Fou du Cap ne se lance pas seulement dans un carnage, il se donne en spectacle. Un spectacle cruel quoique naturel, mais en tout cas hors-­‐norme. Ce palmipède d’un blanc presque immaculé se réunit avec les siens au-­‐dessus des mers qui jouxtent la pointe sud de l’Afrique et s’amusent des bancs de sardines qui y passent, au moment de leur migration vers les eaux du nord. Alors, la parade peut débuter, le Fou du Cap profitant de ses capacités naturelles extraordinaires : une faculté à suivre sa proie en nageant afin de gagner la plus grande profondeur possible, un crâne solide qui lui permet d’absorber la violence des chocs avec laquelle il heurte la surface de l’eau…

Véritable torpilleur des mers, le Fou du Cap s’élance de quelque 30 mètres de hauteur, replie ses ailes pour gagner en aérodynamisme, atteint ainsi des vitesses qui flirtent avec les 100 km/h, et plonge à 10 mètres de profondeur. L’onde de choc qui s’ensuit est si terrible que les sardines qui en sont victimes s’en trouvent aussi désorientées qu’abasourdies. Le Fou du Cap n’a alors plus qu’à se servir. Le spectacle de ces véritables essaims qui torpillent la surface de l’eau en des gerbes d’eau immenses prend des allures de ballet aérien et marin qui tient presque du feu d’artifice.

 

Découvrez notre vidéo «Le Benguela, une richesse très prisée».

Le mini-lab – En savoir plus

Un mini laboratoire au régime « sans sel »

Le nouveau 60 pieds de Bernard Stamm est avant tout un bateau racé et agressif taillé pour la course, et le marin suisse est là pour faire fumer l’écume dans des surfs endiablés. Il faut le savoir. Comme les autres compétiteurs du grand large, il a un mental taillé dans le carbone et le surpoids n’a pas sa place à bord. Le Mini Lab embarqué va donc devoir se mettre à la page et se faire tout petit. Le skipper devrait hisser les voiles en compagnie de trois mini-­‐boîtiers à peine plus gros mais presque plus compliqués qu’une montre suisse : dotés de sondes, pensés pour éviter l’accumulation de dépôts, vidés et vidangés entre chaque mesure, c’est le tarif du bord, et une véritable mécanique de précision. Les analyses seront ultra-­‐rapides, permettant ainsi des prises de mesures toutes les heures. C’est une autre course dans la course, contre tout poids superflu. Celui de l’ensemble du laboratoire ne devrait pas dépasser huit kilos. Les deux plus gros boîtiers destinés à mesurer la fluorescence et la pression partielle de CO2 n’embarqueront d’ailleurs qu’après une petite cure d’amincissement. Parole de marin !

Un mini laboratoire océanographique en course autour du monde

Le laboratoire miniaturisé qui embarquera autour du monde, baptisé Mini Lab -­‐ pour réduire jusqu’au poids des mots -­‐ est un ensemble de trois boîtiers capables de fournir en temps réel des données océanographiques. Il sera encore, cela va sans dire, extrêmement économe en matière de consommation d’énergie.

  • Le premier boîtier de captation tout en carbone peut contenir moins d’un litre d’eau. Il regroupe un ensemble de capteurs qui vont permettre de mesurer des paramètres tels que la température, la conductivité, la turbidité et le taux d’oxygène dissous.
  • Le deuxième boîtier permet de connaître la teneur en plancton végétal (ou phytoplancton) des eaux traversées par le bateau, en mesurant la fluorescence in-­‐vivo, et ainsi obtenir des données sur la biodiversité à l’échelle de la biosphère océanographique.
  • Le troisième boîtier mesure la pression partielle de CO2, ou PCO2, élément essentiel à la compréhension des mécanismes du changement climatique et en particulier du phénomène d’acidification des océans. Ces deux derniers capteurs sont d’ailleurs toujours en phase d’amincissement.

Des données pompées dans l’océan

Un système de pompes, placé sous la ligne de flottaison du bateau, et de tuyaux, alimentera les boîtiers en eau de mer de façon automatique. Afin de viser un allégement maximum, le système est vidé entre chaque mesure. L’eau est pompée, analysée par les différents capteurs, puis vidangée. L’opération sera renouvelée toutes les heures, et les données enregistrées intègreront à terme des centres de données pour participer et éclairer des programmes de recherches en océanographie. Une première validation a eu lieu dans les aquariums d’Océanopolis (tempéré, polaire et tropical), les résultats sont encourageants selon les ingénieurs. « Marier mes objectifs de course à ceux des scientifiques n’est pas toujours une évidence et c’est là que réside le défi que nous avons la chance de relever », explique Bernard Stamm qui trouverait tellement dommage de naviguer sur tous les océans du monde avec pour seul objectif d’arriver le premier.

Océanopolis dans un aquarium grand comme un océan

Le projet baptisé Rivages a immédiatement passionné toute l’équipe d’Océanopolis animée, bien entendu, par toutes sortes de préoccupations sous-­‐marines et environnementales. Ce partenariat avec un coureur du grand large et des océanographes le confirme. L’observatoire marin, situé à Brest, se veut à mi-­‐chemin entre la recherche et l’aventure. Oui, partir à la voile mesurer de quoi sera faite la mer de demain est une idée dans le vent qui devrait faire son chemin. A Océanopolis Brest, on affiche un double objectif : demeurer la belle vitrine des océans du monde entier mais aussi alerter le monde entier pour qu’elle le reste.

Sur le même sujet, découvrez notre vidéo « Le mini-lab ».

Le zooplancton – En savoir plus

Le courant de Humboldt : courant froid, cœur chaud

Parce qu’il longe les côtes du Chili, de l’Equateur et du Pérou, le courant de Humboldt est aussi appelé, justement, courant du Pérou. Sa particularité ? Etre une partie du courant froid qui se dirige d’ouest en est dans l’océan Austral. Résultat : il rafraîchit la température de l’eau en surface de 5 à 10°, et ce même près de l’équateur ! C’est un courant qui a de grandes conséquences sur le climat, la faune et la flore de la région.

Ainsi, venant d’Antarctique, le froid courant de Humboldt maintient-­‐il une zone de haute pression sur le Pacifique avec pour conséquence d’empêcher l’arrivée des pluies. Une forme d’aridité qui trouve sa manifestation dans le désert côtier qui s’étend du Pérou au Chili, une zone où la pluviométrie annuelle n’atteint que quelques millimètres seulement… Surtout, cette eau froide dont est constitué le courant de Humboldt ne va pas sans conséquence sur l’environnement. Un phénomène qui tient un peu du cercle vertueux. Explications. L’eau froide entraîne avec elle nitrates et phosphates issus des fonds marins. Ces nitrates et ces phosphates nourrissent alors le plancton végétal (phytoplancton) qui se multiplie alors rapidement, favorisant le développement du zooplancton. Or, le zooplancton sert de nourriture aux poissons qui eux-­‐mêmes se développent et prolifèrent, profitant ainsi aux pêcheurs et autres oiseaux marins.

A noter que de temps en temps, le courant faiblit et des vents du nord entraînent alors l’eau chaude vers le sud. Le courant de Humboldt s’en trouve submergé. Le phénomène est bien connu et porte le nom d’« El Niño » (L’Enfant en espagnol, en référence à l’enfant Jésus), en rapport avec cette période de Noël où il se déroule. Il va sans dire que les conséquences sont alors catastrophiques autant pour les pêcheurs que pour les oiseaux marins…

 

Sur le même sujet, découvrez notre vidéo « Le zooplancton ».