Les couleurs de l’océan

La couleur de l’eau, une question de lumière absorbée

Petite question: quel nom donne-­t-­on parfois à la Terre ? La planète bleue, oui, du fait de la couleur que lui offre, vue du ciel, la mer. Mais alors, au fait, pour quelles raisons la mer est-­elle bleue? À cause du soleil? Oui, direz-­vous, ça ne nous avance pas beaucoup plus. Bon. La lumière du soleil est une lumière blanche. Elle est une somme de rayons lumineux dont les différentes longueurs d’ondes forment un spectre allant du violet au rouge. Au moment où cette lumière pénètre dans l’eau, elle est décomposée en plusieurs rayons trouvant sur leur chemin des molécules d’eau, elles-­mêmes dotées d’un pouvoir absorbant. Et quelles sont les couleurs absorbées principalement? Le rouge et le jaune, ainsi que toutes les longueurs d’ondes qui leur sont proches. Du coup, que reste-­t-­il? On vous le donne en mille: il reste le bleu. Mais, direz-­vous, la mer n’est pas bleue aux quatre coins de la planète. Et vous avez raison.

La Bretagne n’est ainsi pas connue pour le bleu de ses eaux, mais plutôt pour leur vert. Alors? Alors, cela s’explique aussi, mais par une autre raison, même si celle-­ci tient aussi du phénomène d’absorption décrit plus haut. Il s’avère donc que sur le littoral, là où l’eau est, de manière générale, peu profonde, c’est la couleur rouge des rayons du soleil qui disparait expliquant, du coup, que près des côtes, l’eau ait plutôt une tendance au vert. À des profondeurs plus importantes, en revanche, ce sont au tour du jaune et du vert d’être absorbés. Et là, ne reste donc plus qu’une immensité bleue à contempler. Pour résumer, disons donc que plus la profondeur de l’eau est grande, plus le spectre lumineux se réduit. Par ailleurs, lorsque la température de l’eau est plus froide, celle-­ci est aussi plus propice au développement de micro-­organismes chlorophylliens à l’image des phytoplanctons. Ces phytoplanctons absorbent la composante bleue. Et la lumière tourne au vert. Raison pour laquelle les mers tropicales ou équatoriales, dans lesquelles la production biologique est plus faible, se parent aussi de cette couleur paradisiaque d’un bleu profond.