Les cauchemars des navigateurs

L’iceberg, fruit du glacier

C’est LE danger des bateaux, la peste des marins : l’iceberg. 14 avril 1912, le Titanic en heurte un ; le naufrage est connu de tous. Les coureurs du Vendée Globe ne sont évidemment pas à l’abri d’une collision et Sébastien Josse peut malheureusement en témoigner : sur l’édition 2004, son bateau heurta un growler (les petits morceaux d’iceberg) et l’avant en fut complètement broyé. Ce growler ne faisait pourtant que la taille d’une commode… Mais que sont exactement les icebergs ? Un morceau détaché d’un glacier. Il est une masse de glace flottante, constituée d’eau douce et dérivant en pleine mer. L’étymologie du mot en dit d’ailleurs beaucoup : le terme provient de l’anglais qui, lui-­‐même, l’a emprunté au néerlandais  » ijsberg  » signifiant littéralement  » montagne de glace  » ( » ijs « , glace,  » berg « , montagne). Ensuite, selon qu’il se trouve dans telle ou telle zone, il peut prendre différentes formes. Un iceberg du pôle sud, par exemple, est appelé  » tabulaire  » en raison de sa forme plate comme une table. Mais, d’où qu’ils viennent, les icebergs partagent un même point commun qui en fait leur particularité autant que leur dangerosité : flottant sur l’océan, leur partie émergée ne représente souvent qu’1/8ème de leur volume total ! Au final, aussi grande soit leur partie visible, 90% de leur volume est situé sous la surface de l’eau, ce qui donne une petite idée de leur gigantisme. Ainsi, et même s’il est bien difficile de définir la forme que les icebergs adoptent sous la mer, leur énormité impressionne. Pour un iceberg tabulaire haut de 35 à 40 mètres, il faut considérer que la partie immergée peut descendre jusqu’à plus de 300 mètres sous le niveau de la mer. Vous avez dit  » géant  » ?