Le zooplancton – En savoir plus

Le courant de Humboldt : courant froid, cœur chaud

Parce qu’il longe les côtes du Chili, de l’Equateur et du Pérou, le courant de Humboldt est aussi appelé, justement, courant du Pérou. Sa particularité ? Etre une partie du courant froid qui se dirige d’ouest en est dans l’océan Austral. Résultat : il rafraîchit la température de l’eau en surface de 5 à 10°, et ce même près de l’équateur ! C’est un courant qui a de grandes conséquences sur le climat, la faune et la flore de la région.

Ainsi, venant d’Antarctique, le froid courant de Humboldt maintient-­‐il une zone de haute pression sur le Pacifique avec pour conséquence d’empêcher l’arrivée des pluies. Une forme d’aridité qui trouve sa manifestation dans le désert côtier qui s’étend du Pérou au Chili, une zone où la pluviométrie annuelle n’atteint que quelques millimètres seulement… Surtout, cette eau froide dont est constitué le courant de Humboldt ne va pas sans conséquence sur l’environnement. Un phénomène qui tient un peu du cercle vertueux. Explications. L’eau froide entraîne avec elle nitrates et phosphates issus des fonds marins. Ces nitrates et ces phosphates nourrissent alors le plancton végétal (phytoplancton) qui se multiplie alors rapidement, favorisant le développement du zooplancton. Or, le zooplancton sert de nourriture aux poissons qui eux-­‐mêmes se développent et prolifèrent, profitant ainsi aux pêcheurs et autres oiseaux marins.

A noter que de temps en temps, le courant faiblit et des vents du nord entraînent alors l’eau chaude vers le sud. Le courant de Humboldt s’en trouve submergé. Le phénomène est bien connu et porte le nom d’« El Niño » (L’Enfant en espagnol, en référence à l’enfant Jésus), en rapport avec cette période de Noël où il se déroule. Il va sans dire que les conséquences sont alors catastrophiques autant pour les pêcheurs que pour les oiseaux marins…

 

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