Le Benguela, une richesse très prisée

Le cap de Bonne-­Espérance, entre mauvais moment et fol espoir

Un cauchemar pour les uns. Un rêve fou pour les autres. Tel est le cap de Bonne-­‐Espérance, que les aventuriers du Vendée Globe connaissent bien puisqu’il fait partie des trois caps qu’ils ont à croiser (avec Leeuwin et le Horn). Rochers escarpés, falaises rocailleuses, le tout situé à la pointe sud de l’Afrique du Sud, juste en face de la ville du Cap, tel est aussi le cap de Bonne-­‐Espérance, là où de nombreux marins ont sombré… Là, aussi, où ont été sauvés bon nombre d’entre eux.

Découvert en 1488 par le Portugais Dias, le cap fut d’abord baptisé “cap des tempêtes”. Un nom qui ne laisse que peu de doutes sur la dangerosité de l’endroit. Il devint “cap de Bonne-­‐Espérance” afin de permettre aux explorateurs de se savoir sur la route des Indes. Là, les eaux sont extrêmement tourmentées. Courants et vents marins s’y livrent une bataille sans relâche. D’un côté, l’océan Atlantique, de l’autre l’Indien ; les deux plus grands océans se sont donc donnés rendez-­‐vous ici, mais leur réunion n’accouche que rarement de belles histoires. Tous deux possèdent des profils profondément différents qui font des étincelles, et malheur à celui qui ne saura les apprivoiser : le courant froid de l’Atlantique rencontre le courant chaud de l’Indien, et, au milieu, une jonction, le Cap de Bonne-­‐Espérance, où s’entrechoquent alors ces caractères radicalement opposés. Pour l’idylle, il faudra donc repasser. Ou, du moins, regarder du côté de la faune et de la flore qui séjournent en ce lieu à la réputation aussi tumultueuse que justifiée. Les côtes qui dessinent le cap de Bonne-­‐Espérance sont une sorte de paradis sur terre pour de nombreuses espèces animales. Les animaux marins, entre autres, y vivent par dizaines : phoques, manchots, dauphins… Et un grand nombre de baleines, que de nombreux touristes viennent admirer en bateau.

Découvrez d’autres articles sur le même sujet.