L’acidification des océans

Mers et océans, une salinité sous influence

Une première généralité en forme de constat : la salinité varie peu dans l’océan même si, dans des zones où le climat alterne entre fortes précipitations et périodes sèches, elle  affiche des différences. Ainsi, par exemple, l’océan Indien démontre-­t-­il des variations plus importantes en terme de salinité.

La salinité moyenne des océans est de 35g par litre d’eau de mer. Une valeur qui peut atteindre 40g/l en mer Rouge. Mais moins de 10g/l dans certaines zones de la mer Baltique (petite mer intérieure), dessalées par l’eau douce provenant des fleuves à la fonte des neiges. Bref, dans les régions où il existe des évaporations élevées, la salinité devient plus importante, tandis qu’elle chute dans les régions plus fraîches en raison de la fonte des glaces. Retenons surtout que le premier facteur de la salinité est le bilan évaporation-­précipitation. La très forte évaporation au niveau des anticyclones subtropicaux, comme celui des Açores, apparaît nettement dans la distribution de la salinité de surface. Inversement, les fortes précipitations de la région équatoriale font que la salinité est plus faible dans ces eaux-­là. Bien sûr, l’apport en eau douce de grands fleuves tels que l’Amazone, le Niger ou encore le Congo, influence également cette salinité de l’océan, mais ceci à un degré nettement inférieur. Les capteurs du mini laboratoire océanographique embarqué sur le 60 pieds du navigateur Bernard Stamm nous en diront un peu plus à son retour du Vendée Globe, de cette belle aventure qui ne manque pas de sel.

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