Des forêts sous la mer


 

Des algues au rythme scientifique

Certes, il y a les poissons. Mais, vedettes trop souvent oubliées de l’écosystème océanique, les algues révèlent pourtant un potentiel colossal et forment une part très importante de la biodiversité marine. A ce titre, elles sont les premiers végétaux apparus aux origines de la vie et sont douées de la capacité de photosynthèse. De tous les végétaux du monde, ce sont même les algues qui produisent le plus d’oxygène. En un mot comme en cent, disons que le maintien de l’équilibre écologique des milieux aquatiques dépend beaucoup des algues marines, principales responsables de production primaire. En somme, elles constituent le premier maillon de la chaîne alimentaire.

Par ailleurs, d’un point de vue économique, elles représentent désormais une source nutritionnelle en même temps qu’un produit dont la valeur ne cesse d’augmenter. Pendant l’Antiquité, elles étaient déjà utilisées en agriculture dans le but d’amender les terres. Au XVIIème, les fermiers les répandaient sur le sol afin de le fertiliser… Les industries alimentaire, pharmaceutique, textile, font aussi, à l’heure actuelle, de plus en plus appel à leurs vertus.

Et puis, tiens… Pour la petite histoire… En 2000, à l’occasion du Vendée Globe, l’aventure d’Yves Parlier prit une drôle de tournure et d’aucuns disent qu’elle lui a, depuis, laissé un « drôle » de goût en bouche. Un mât cassé, un détour sur l’île Stewart pour une réparation de fortune, et une fin de course à la Robinson Crusoé au cours de laquelle le navigateur pécha ses propres poissons… Et mangea des algues.

C’est que, pour nos métabolismes humains, elles peuvent pourvoir aux besoins en fibres, en fer, en antioxydants… Les adeptes de thalassothérapie vous soutiendront même qu’elles aident à combattre la cellulite.

Alors : à consommer sans modération ? On vous laisse seul juge.

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