Archives pour la catégorie Presse

Rivages / EPFL: Quand le Vendée Globe se fait sujet d’étude

A moins de deux mois du départ du Vendée Globe, le navigateur Bernard Stamm était en Suisse ce mardi à l’occasion d’un café scientifique organisé à l’initiative de l’EPFL (Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne), partenaire du projet Rivages qui l’accompagne dans ses défis. Réunissant le skipper, mais également Bertrand Cardis, directeur de Décision SA, chantier de construction du monocoque, et de Cédric Droguet, en charge du développement du Mini Lab pour l’EPFL, ce « Science on tourne » a permis de mettre en avant le fruit de la précieuse collaboration née il y a plusieurs années.

Le 10 novembre prochain, Bernard Stamm prendra le départ du tour du monde en solitaire au large des Sables d’Olonne en Vendée. A bord du 60 pieds Rivages, le marin figurera parmi les favoris de l’Everest de la course au large. Mais face à la concurrence, il constitue d’ores et déjà un cas à part. Homme de défi, il a su entraîner dans son sillage, les plus solides experts et matérialiser sa recherche de l’excellence en un travail fructueux débuté en 2009 avec l’EPFL.  Une collaboration qui s’incarne aujourd’hui en un bateau haute technologie qui ne se contentera pas d’être un moyen d’aller vite autour du globe.

Réunis aujourd’hui au Rolex Learning Center, sur le site de l’Ecole Polytechnique Fédérale à Lausanne, les principaux acteurs du projet Rivages ont dressé les contours et dévoilé les détails de leurs innovations, des avancées notamment porteuses en matière d’optimisation des matériaux composites menées avec le chantier Décision SA, du pilote automatique ou de videoimaging et intégration de fibres optiques pour surveiller les voiles et le comportement du bateau. Mais soucieux de limiter l’impact énergétique et écologique de cette aventure, une réflexion a également été menée en ce sens en travaillant par exemple sur les systèmes électriques et systèmes de stockage d’énergie. Enfin, voilier de compétition, Rivages est également un véritable vecteur de collecte de données scientifiques qui embarquera une station
de mesures environnementales autonome, le Mini Lab, mis au point avec les scientifiques d’Océanopolis à Brest.

Rivages ou la science au service de la performance et de l’avenir du globe…

Ils ont dit :

Bertrand Cardis, directeur du chantier Décision SA : « Pour la construction de ce bateau, nous sommes partis d’une page blanche avec Bernard et nous avons eu la chance de pouvoir profiter de l’expertise de l’EPFL dès la conception du bateau, bien avant le début de la construction. Au chantier, nous avons préparé des échantillons en fonction des souhaits et choix des architectes et ingénieurs. L’EPFL a testé et cassé ces échantillons, pouvant ainsi nous éclairer sur la fiabilité
et la qualité des pièces, nous obligeant parfois à revoir notre copie. Tous les domaines de recherche développés par l’EPFL  permettent d’avancer, de progresser, nous appliquons d’ores et déjà certains procédés mis en  place autour du bateau de Bernard sur nos nouveaux projets comme la construction du nouveau Solar Impulse. »

Cédric Droguet, ingénieur, concepteur du mini lab embarqué : « Ce projet est passionnant, mais a parfois relevé du casse-tête. Le plus gros défi, aura été sans conteste, la gestion du poids et de l’encombrement. Il a fallu travailler avec le team de Bernard et les constructeurs d’instruments de mesures traditionnels pour trouver des solutions. Habituellement, le matériel nécessaire est très volumineux et intègre des capteurs de données dont nous n’avions pas besoin. Il a fallu, trier, compiler, adapter pour arriver au résultat actuel qui est plutôt satisfaisant pour tout le monde, à savoir environ 10 kg. »

Bernard Stamm, skipper et « pilote » du projet rivages : « Réfléchir pas soi-même sur la construction d’un bateau est indispensable. Dans tout projet d’ailleurs. On peut bien arriver à la même conclusion que son voisin, l’important c’est d’avoir fait la démarche de réfléchir par soi-même. Ce volet scientifique était très important pour moi et pour la fondation de famille Sandoz, l’armateur du bateau. Pour l’aspect performance et fiabilité, concernant les réflexions sur les matériaux, le pilote automatique, les fibres optiques ou encore la gestion de l’énergie à bord, mais aussi pour l’intérêt océanographique du projet de mini laboratoire. Il serait vraiment dommage de ne pas profiter de notre parcours autour du monde, pour aider d’une manière ou d’une autre les scientifiques à comprendre le fonctionnement et l’évolution des océans. J’espère seulement que je ne vais pas rapporter des mesures trop alarmantes ».


Le 60 pieds du projet Rivages
© Thierry Martinez/SEA&CO

 


Conférence Sciences on Tourne à L’EPFL – 25/09/12
© DR

 


Conférence Sciences on Tourne à L’EPFL – 25/09/12
© DR

 

Découvrez la vidéo de la conférence « Science on tourne » avec Bernard Stamm.

 

Communiqué de presse à télécharger en pdf

Rivages: Direction l’océan

Ce lundi 4 avril, le projet Rivages achève une étape importante de sa vie. Le bateau s’apprête en effet à quitter, dans la nuit, le chantier Décision SA à Ecublens en Suisse après une grande année de construction. Bernard Stamm et son équipe vont l’emmener à La Ciotat, dans le sud de la France où lui seront apportées les dernières finitions avant d’entamer de nouvelles aventures, maritimes et sportives.

Quinze mois après le lancement du projet Rivages, le monocoque 60 pieds de Bernard Stamm quitte aujourd’hui le chantier sonnant ainsi la fin d’un premier épisode qui suscite forcément beaucoup d’émotions, ce lundi, chez chacun des acteurs du programme. « Voir partir le bateau du chantier procure un sentiment un peu spécial. Surtout quand on y a mis autant d’énergie… Nous sommes des passionnés alors forcément, c’est quelque part un peu frustrant de le laisser partir même si c’est un passage obligé. Nous avons cependant la satisfaction de voir s’éloigner un bateau très beau, très abouti, réfléchi et vraiment pensé dans ses moindres détails » détaille Bertrand Cardis, le maître d’œuvre chez Décision SA. Ce sentiment du travail bien fait, il le partage avec Gabriel Prêtre, représentant de la Fondation de Famille Sandoz. « Bernard Stamm, son équipe et le chantier ont réussi la conception d’un bateau racé, aux formes simples, mais qui sera performant. Pour ma part, j’ai adoré ce projet car il est pointu, intéressant, passionnant même. Nous avons essayé de faire ce qui se fait de mieux dans le monde de l’IMOCA pour un budget déterminé ». Idem pour Bernard Stamm qui se félicite de voir se profiler le début d’une nouvelle étape dans la vie du bateau : « Je suis content aussi d’avoir pu réaliser ce que nous avions imaginé et de l’avoir fait au chantier Décision SA car ce qui est fait est remarquablement bien fait. Maintenant, il nous reste d’autres pièces à assembler pour terminer le puzzle. En attendant, je me réjouis de naviguer sur ce beau bateau. ». Et d’attaquer le deuxième épisode qui s’annonce passionnant.

Un programme intense à La Ciotat

Avant cela, le programme reste chargé. Pour commencer, cinq jours de convoi exceptionnel sur les routes de Suisse et de France : un périple en camion, long de 500 kilomètres et étendu sur cinq jours. Un parcours, prédéfini, minuté et réalisé sous escorte policière tout à fait hors normes comme l’explique Gautier Levisse, ingénieur projet : « En France, la circulation d’un convoi spécial est autorisé uniquement de jour et sur le réseau secondaire. Il y a une quinzaine de jours, le transporteur a réalisé le trajet à blanc. Un test grandeur nature. Nous savons donc qu’il sera nécessaire de tronçonner certains arbres ou d’enlever quelques panneaux de signalisation. Un marché sera également déplacé afin de permettre le passage du convoi ». Une sacrée épopée pour laquelle le monocoque a été « empaqueté » avec précaution dans du feutre puis une grande bâche de protection. « Une fois arrivé à destination, la partie ne sera pas finie, bien au contraire. Au menu : finaliser le bateau, le mettre à l’eau, le mâter, faire les paramétrages des fibres optiques, ceux du bateau à flots puis en charge avec l’architecte et le cabinet de structure… Ensuite nous attaquerons nos premières navigations et nous serons enfin dans le concret. Extraordinaire ! » jubile Jean Le Huérou Kérisel, chef de projet.

Communiqué de presse à télécharger en pdf

Point presse à Saint-Malo – Octobre 2010

Avant de s’engager dans la course de la Route du Rhum-La Banque Postale, Bernard Stamm et son équipe ont souhaité présenter les derniers développements du projet RIVAGES et donner des nouvelles du nouveau 60 pieds IMOCA, au cœur du projet.

Sur une magnifique frégate, l’Etoile du Roy, au cœur du village de la course, les acteurs principaux de ce projet sportif et scientifique étaient présents : Le Directeur du Chantier Décision, cheville ouvrière de la construction du bateau, les représentants de l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL), d’Oceanopolis et de la Fondation de Famille Sandoz.

Ce rendez-vous a permis de faire un point sur les développements techniques et scientifiques de ce monocoque de 60 pieds, conçu à la mesure de son futur skipper, Bernard Stamm.

La démarche scientifique a été expliquée et illustrée par quelques exemples concrets. Ce projet est rendu d’autant plus passionnant qu’il réunit des spécialistes d’univers très différents autour d’un navigateur qui a su fédérer les forces et les compétences nécessaires à un tel projet.

Ce même jour, a été mis en ligne le site science qui détaille la présentation des projets du volet scientifique de RIVAGES. (http://science.rivages2012.com)

Communiqué de presse en pdf

Le nouveau projet de Bernard Stamm

Bernard Stamm sera au départ du Vendée Globe 2012 à la barre d’un 60 pieds IMOCA construit en Suisse, chez Décision SA, et dessiné par Juan Kouyoumdjian, l’architecte franco-argentin. Cette entreprise a été rendue possible grâce à la Fondation de famille Sandoz et la famille Landolt, partenaire historique et fidèle de Bernard Stamm.

Un projet d’excellence

De nombreux projets d’envergure, tels que les maxi-voiliers UBS Switzerland, Merit, les fameux catamarans D35, ou encore les célèbres monocoques noirs et rouges du Défi Suisse Alinghi ont vu le jour chez Décision SA. Le prestigieux chantier suisse construit des structures dont le point commun est l’exploitation créative des recherches sur les matériaux composites. Si la connaissance des matériaux composites représente la clé de voûte du savoir-faire de Décision SA, elle repose autant sur une parfaite maîtrise de l’analyse des problèmes que sur une rigoureuse gestion du développement des prototypes et de leur rapide mise en fabrication.

Décision SA est équipée de tout le matériel nécessaire à la réalisation de grands objets en matériaux composites et ceci depuis la phase de conception jusqu’à la finition des pièces; le bureau d’études travaille avec des logiciels de DAO les plus récents.

Juan Kouyoumdjian est l’architecte franco-argentin qui a dessiné les bateaux vainqueurs des deux dernières éditions de la Volvo Ocean Race: les deux bateaux «ABN-Amro» il y a quatre ans et les deux «Ericsson» cette année. Le puissant 60 pieds IMOCA Pindar est également sorti des cartons de sa société. Au fil du temps et de ses réalisations Juan Yacht Design (JYD), la société de Juan Kouyoumdjian, a assis une solide réputation de créateur de design innovateur qui dépasse largement les limites de la technologie et de l’imagination. Basée à Valence, en Espagne, JYD est composée d’un team multiculturel spécialisé dans le design haute performance appliqué à la course à la voile. Elle compte parmi les bureaux d’études les mieux équipés en terme de calculateurs et de logiciels de CAO. JYD est aujourd’hui à l’avant-garde du design et de l’ingénierie des bateaux à voile.

Un volet scientifique

Le 60 pieds IMOCA de Bernard Stamm servira également de plate-forme d’études scientifiques des
océans. Pour ce faire, un comité scientifique, regroupant des personnalités du monde de l’étude des mers et de l’Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne et piloté par Océanopolis a été réuni.
Dans un premier temps, ce groupe d’experts va définir le ou les projets retenus pour les accompagner sur plusieurs années. Outre Océanopolis qui en sera le chef d’orchestre, et l’Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne, on y retrouvera des experts de l’Institut de Recherche pour le Développement, de l’Ecole Nationale Supérieure d’Ingénieurs, du Pôle Mer Bretagne, de l’Institut Universitaire Européen de la Mer, d’IFREMER, de Climsat et de Météo France.

Des liens indéfectibles

C’est Marc Edouard Landolt qui a permis à Bernard Stamm de construire son premier 60 pieds avec lequel il avait pris le départ du Vendée Globe en 2000. Les deux hommes se connaissaient depuis longtemps et s’appréciaient. Pour la petite histoire, Bernard Stamm travaillait au chantier «L’abordage» de Pully, après ses années de marine marchande; il y préparait le bateau de Marc Edouard Landolt que Bertrand Cardis, le directeur de Décision SA, skippait… Pierre Landolt, le frère de Marc Edouard, aujourd’hui disparu, a voulu pérenniser le soutien de son frère et décidé, au travers de la fondation familiale, de réaliser ce nouveau bateau. Quand Bernard Stamm et Pierre Landolt ont pensé à Décision SA pour la construction du 60 pieds, la chose est apparue naturelle: «C’est un projet commun, de personnes amies» explique Bertrand Cardis. C’est donc la Fondation de Famille Sandoz qui sera armateur du nouveau 60 pieds. Aussitôt que le bateau sera construit, un autre partenaire fidèle rejoindra le projet pour accompagner le programme sportif de Bernard: il s’agit de Cheminées Poujoulat, sponsor du skipper suisse depuis de longues années.

 

CONTACT
Régis Rassouli
Communication et relations presse
RIVACOM
La Vigie
Quai du Commandant Malbert
F-29200 BREST
Tel: +331 2 98 43 21 50
Mob: +331 6 08 53 29 35
Email: regis@rivacom.fr
www.rivages12.com

Communiqué de presse à télécharger en pdf

Dossier de presse Rivages 2012

Ce projet est né d’une amitié. Celle que porta Marc-Edouard Landolt à Bernard Stamm.

Mais ce projet est aussi mu par Pierre Landolt, Bernard Stamm et Bertrand Cardis.

Trois hommes réunis par le sens de l’entreprise et le goût de l’innovation.

Trois hommes qui se lancent ensemble dans une aventure à laquelle ils associent d’autres partenaires
de l’univers marin: Juan Kouyoumdjian, architecte à Valence, et de l’univers scientifique: l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne Et Oceanopolis, à Brest.

Dossier de presse à télécharger en pdf