À l’écoute des baleines

La baleine, ce géant fragile

30 mètres, 150 tonnes. Les baleines, du moins les plus grosses, ne possèdent pas vraiment ce que l’on a coutume d’appeler la taille mannequin. Mais qu’importe, les plus gros spécimens ont un cœur gros comme ça, pouvant peser jusqu’à 1 tonne! Pour faire simple, les baleines sont les plus grands animaux connus existant sur la planète. Des monstres, dont même les bébés donnent des sueurs froides: le baleineau peut ainsi grandir de 3 ou 4 centimètres et prendre 80 kilos quotidiennement. Rien d’étonnant, finalement, quand on sait qu’il boit entre 70 et 90 litres de lait par jour.

De lait, dites-­vous?! Eh oui, parce que malgré son allure de poisson, la baleine est un mammifère marin et partage avec l’homme bien plus de points communs que l’on pourrait penser: un cœur à quatre compartiments, des poumons, un foie, des reins, des intestins. Si elle n’a pas d’odorat ni de pavillon de l’oreille, elle possède néanmoins une oreille interne comme tous les autres mammifères. Elle vit dans tous les océans du monde et aime autant les eaux tempérées que les mers froides. Son menu préféré? Poissons, calmars, crustacés ou plancton, selon qu’elle est «à dents» ou «à fanons».

Oui, parce qu’il existe environ 80 espèces de baleines différentes, séparables en deux principaux groupes en fonction de leur mode d’alimentation. Orques, cachalots et autres marsouins appartiennent au groupe des baleines à dents (aussi appelées «odontocètes»), qui se nourrissent de poissons directement ingérés. Les baleines à fanons, quant à elles, filtrent le «krill», nom générique donné à de toutes petites crevettes.

Mais ces mammifères de grande taille, relativement inoffensifs, souffrent d’un grand danger appelé Homme. Il en resterait actuellement moins de 30 000 répartis dans les eaux du globe. Depuis 1982, la chasse à la baleine est parfaitement interdite, sauf par les esquimaux qui en ont besoin pour vivre. Elle reste donc un des animaux vivants les plus légendaires, devenu, par le biais de la littérature, un héros à part entière. Une postérité littéraire qui peut justement s’expliquer par le côté hors-­norme de ces différentes baleines qui avalèrent Pinocchio, Jonas, et dont Melville fit un personnage de roman (Moby Dick).

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